Analyse et discussion sur les OGM et les multinationales

Publié le par plumecitoyenne

  • MAC: Le lobby anti-OGM ne sait plus quoi inventer pour contrer le lobby pro-OGM. Je serais curieux de savoir la concentration de grain de pollen, qui plus est OGM, que l'on retrouve dans du miel. Ils seraient tant d'en finir avec les obscurantis...tes des deux camps. Ce n'est pas un moratoire qu'il faut, mais une vaste campagne d'informations sur l'amélioration des plantes (et animaux) prise dans sa globalité. Ça permettrait que l'on arrête de nous prendre pour des cons …
  • NESTOR: Comment peut on parler de «lobby anti OGM» ? Alors que plus de 70 % de la population française est fondamentalement opposée à la présence d'OGM dans l'alimentation !
  • MAC: Le lobby anti-OGM en France est puissant. Voilà pourquoi 70% de la population est contre une technique d'amélioration des espèces sans qu'on les informe sur ce qui se fait réellement. Si les multinationales jouent sur la discrétion, les lob...bys anti-OGM jouent sur la guerre des concepts creux. Ça veut dire quoi "patrimoine génétique traditionnel" ?
    Si c'est surtout un problème de multinationale alors il faut combattre les multinationale et non leurs OGM parce que l'appropriation des variétés et races n'est pas qu'un problème d'OGM mais touche également les espèces améliorées de manière "conventionnelle".
  • NESTOR: Si les gens ne veulent à aucun prix des OGM, c'est tout simplement leur atavisme qui s'exprime !
    «génétiquement modifié» ne peux QUE provoquer une aversion LEGITIME !
    La destruction du patrimoine génétique, ça veux dire que toute la végé...tation planétaire VA muter. Et PERSONNE ne peut donner la moindre indication de ce que cela donnera.

    Nous assistons DEJA à la naissance de plantes adventices (dites mauvaises herbes) résistantes aux traitements traditionnels sans que celles-ci ne soient passé par des labo.
    La lutte anti-OGM, c'est bien la lutte directe contre ces multi-nationales qui bouzillent notre environnement, et nous empoisonnent dans les pratiques culturales ET dans nos assiettes, tout en s'appropriant un bien collectif : le vivant.
  • MAC: Je ne comprends pas en quoi « génétiquement modifié » fait peur. C'est comme si tu me disais qu'il est légitime d'avoir peur des noirs parce qu'ils sont… noirs. La mutation génétique est un phénomène "naturel". L'adaptation des êtres vivant...s à une pression de sélection telle que la présence d'herbicides est également une chose naturelle et extrêmement courante notamment chez les bactéries. Tout cela fait parti de ce que l'on appelle l'Evolution. Nous n'avons pas à craindre l'évolution puisque selon cette théorie l'espèce humaine en est issue. Cela n'a rien à voir avec les OGM ou la "destruction de patrimoine génétique". D'ailleurs, en science, le patrimoine génétique se dit aussi génotype. Les OGM ne détruisent pas le patrimoine génétique au contraire dans bien des cas elles enrichissent des génotypes. Les OGM ne sont pas utilisés qu'en amélioration des espèces. Nous nous en servons aussi en médecine et en recherche.
    Pour lutter contre les multinationales, il suffit de légiférer. Si tu interdis l'appropriation de variétés ou races alors les multinationales perdent leur contrôle. Le pouvoir des multinationales ne reposent pas que sur les OGM. Monsanto par exemple a fait sa richesse sur la vente de produits phytosanitaires (engrais, herbicides etc). Si tu enlèves les OGM a Monsanto, cela ne changera rien.
    La problématique OGM ne se limite pas à la destruction irrémédiable du ...patrimoine génétique traditionnel. Ce qui se profile derrière, c'est aussi (et surtout) l'appropriation des génotypes par des multinationales, ainsi que la dépendance provoquer, afin d'assujettir définitivement l'agriculture mondiale.
    Il faut arrêter avec l'escroquerie qui consiste à faire un parallèle avec l'humain. C'est du verbiage typiquement «multinationales de l'agro-alimentaire». Ce faisant, ces géants tentent de nous faire avaliser leur absence d'éthique.
    Parce... que c'est aussi d'éthique qu'il s'agit quand on aborde la question des OGM. Peut-on manipuler le vivant ? A quelles conditions ? Jusqu'où ? Les consommateurs ne sont-ils pas les cobayes de quelques multinationales de l'agro-alimentaire ? L'environnement et la santé humaine ne devraient-ils pas primer sur les intérêts économiques de quelques entreprises ? Actuellement, on assiste plutôt à la mainmise d'une petite minorité d'individus peu scrupuleux sur une majorité de paysans et de consommateurs. Les OGM menacent les droits des agriculteurs de produire sans OGM et par là même le droit des consommateurs de manger sans OGM.
    Les OGM, c'est ce que veut nous imposer la nouvelle agriculture. Depuis la fin de la dernière guerre (45), progressivement, l'agriculture a tendu à ne considérer le sol que comme un substrat, un support. La sanctification de ce concept atteint son apogée avec les OGM. Il est bon, également de préciser qu'un sujet OGM n'arrive sur le marché qu'avec son propre désherbant. 
    Les OGM s'inscrivent dans la logique d'une agriculture productiviste qui ne respecte pas l'environnement. D'abord, ils favorisent l'usage des pesticides qui polluent les sols et les nappes phréatiques. Ensuite, il est prouvé qu'ils menacent la biodiversité animale et végétale. Ils sont toxiques pour certains insectes et peuvent conduire à l'apparition de mauvaises herbes extrêmement résistantes. Pire. En manipulant le patrimoine génétique de certaines plantes, ils créent de nouvelles espèces qui n'auront pas évoluées avec leur environnement.
    La généralisation des OGM condamne à mort les autres filières agricoles : la filière traditionnelle et la filière « bio ». La coexistence entre ces trois formes d'agriculture est impossible. La contamination des champs et des produits « non-OGM » par la filière OGM est inévitable. En outre, les OGM arrivent dans nos assiettes par le biais de l'alimentation animale. 80% des animaux d'élevage consomment en effet des OGM, qui se retrouvent dans les produits issus de cet élevage : le lait, la viande, les œufs… que nous achetons !
    Les OGM représentent la seule issue possible pour la survie de ces multinationales. En effet, il apparaît qu'un vaste mouvement, à l'échelle mondiale, tend à s'écarter progressivement d'une production qui satisfait de moins en moins les consommateurs. Et pas seulement en europe. De plus, le niveau de vie des tenants de l'agriculture des pays du «tiers-monde» ne lui permet plus de se fournir en produits chimiques issus (pour la plupart) de l'industrie du pétrole.
    Sans comptabiliser les REELS dangers quant à la consommation des produits OGM : je t'invite à te documenter sur le sujet (stérilité, cancer, destruction des parois intestinales,… à partir de tests réalisé sur des animaux).
    Quant à une législation qui tendrai à restreindre les agissements de ces pourvoyeurs de morts, il faudrait que les gouvernements aient le courage de s'opposer à la toute puissance des U.S., qui n'ont de cesse d'imposer cette technologie. Ils ont même été jusqu'à tenter de manipuler le pape ! 
  • MAC: Tu poses des questions pertinentes dans ton premier paragraphe et qui sont débattues. Mais dans ton deuxième paragraphe, tu fais l'amalgame entre des méthodes agricoles (agriculture intensive, paysanne et bio) et des variétés ou races obten...ues par des méthodes modernes d'amélioration d'espèces, en l'occurrence les OGM.
    Personnellement, je suis contre l'agriculture intensive et par conséquent, je suis contre tous les OGM qui s'inscrivent dans cette agriculture. Malheureusement, l'écrasante majorité des OGM, pour ne pas dire tous, s'inscrivent dans le cadre d'une agriculture intensive donc avec un emploi important de produits phytosanitaires. Ce que tu décries dans ton deuxième paragraphe est à charge contre l'emploi de ses produits phytosanitaires et non des OGM. D'ailleurs je dois te mettre en garde car l'emploi de variété OGM résistante à un herbicide permet d'employer moins d'herbicides qu'avec des cultures de variété classique. Donc une agriculture intensive avec des OGM est plus « écolo » qu'une agriculture intensive sans OGM.

    Il faut vraiment faucher les idées reçues !!!

    Les OGM ne sont pas toxiques pour les insectes sauf si on faisait produire un insecticide par une plante. Je ne connais personne pour faire cela… Dans un champ d'OGM résistant à une seule espèce d'insecte ravageur, ce qui tue les autres insectes, ce sont les pesticides employés et non l'OGM en question.

    Je te mets en garde aussi sur un point. Tu dis que les OGM permettent de créer de nouvelles espèces (je rajoute "variétés") de plantes qui n'ont pas « évolué avec leur environnement ». En fait la majorité des espèce végétale cultivée par l'homme (donc non OGM) ont été domestiquées. Cela veut dire que si demain l'homme cesse de cultiver ces espèces ou variétés, ces plantes disparaîtront purement et simplement. Donc l'argument que tu apportes là n'a aucun sens sauf si tu défends un mode de vie nomade fait de chasses et cueillettes. De plus, L'homme sédentaire prend les plantes qui l'intéressent et les fait pousser loin de son environnement initial aussi bien d'un point de vue géographique (les tomates qui poussent en Europe viennent d'Amérique) que caractéristique (un champ ne poussera jamais spontanément en pleine forêt).

    Tu dis qu'il est prouvé que les OGM menacent la biodiversité animale et végétale. Je te répond que NON, rien ne le prouve. Par contre le recul des forêts primaires au Brésil et en Indonésie au profit d'une monoculture intensive, oui cela menace la biodiversité. Mais les plantes cultivées ne sont pas des OGM.

    Une vache qui mange un OGM ne devient pas un OGM. C'est de la propagande des lobby anti-OGM pure ! Il peut y avoir des exceptions, je pense notamment à des OGM qui synthétisent des métabolites qui pourraient être toxiques et passer la barrière intestinale. Mais cela est contrôlé. On fait des tests avant de donner de tels OGM aux animaux, un peu comme on teste un médicament en fait. (Je t'assure que je me renseigne sur ce genre de choses. Je ne suis un expert ni en sélection et amélioration des plantes ni en réglementation OGM. Mais étant en Master 1 de biologie des plantes. Je suis bien obligé de m'intéresser à ces questions-là. Donc à moi de t'inviter à lire autres choses que ce qu'écrivent les lobbies anti-OGM.)

    Maintenant, la question que je pose est la suivante, sommes-nous capables de faire des OGM compatibles avec une agriculture paysanne ou bio ? La réponse est clairement oui pour ce qui est de l'agriculture paysanne et à nuancer pour ce qui est de l'agriculture bio. Si tu voies des inconvénients, explique-moi !

    Je l'ai déjà dis mais je le redis, sans rentrer dans les détailles, Les OGM concrètement se sont des organismes qui ont été génétiquement modifiés par des méthodes non-naturelles.
    Il faudrait définir ce que veut dire « non-naturel ». C'est très important car pour nombre de lobbyistes anti-OGM, cela veut dire « non modifié par l'homme », ce qui permettrait de classer les bébés éprouvettes dans la catégorie des OGM…
    Il faut vraiment renseigner les gens sur ce qu'est un OGM mais pas seulement. Il faut les renseigner sur les différents modèles d'agriculture et sur ce qu'est l'amélioration des plantes. Nous pouvons nous passer des OGM pour améliorer. Mais pourquoi s'en passer ? Un OGM est-il forcément mauvais ?

    Pour conclure, je pense que la question centrale est de savoir quels OGM développer et pour quelle agriculture ? Clairement je réponds, certainement pas les OGM des multinationales pour une monoculture intensive sur de grandes propriétés agricoles.
  • Nestor: Tu aurais du me dire d'entrée que tu étais en Master 1 de biologie des plantes. En effet, tu ne fais que me reproduire les cours que tu subis.
    J'en veux pour exemple mon acquit perso. 2 années d'école d'horticulture. Au début d...es années 70, il n'existait AUCUNE publication grand-public au sujet de l'agriculture biologique. Seule la documentation «agro-chimique» était accessible. Et la seule «méthode» publiée (Lemaire et Boucher) bornait cette recherche.

    L'expression «lobbies anti-OGM» confine à la falsification ! En effet, selon cette formulation, la lutte anti-nucléaire, la lutte contre les gaz de schiste, la lutte contre le tout-jettable, l'abhorration de la «mal-bouffe»,… se résument à des «lobbies». Ce me semble un raccourci particulièrement réducteur !
    En allant un peu plus loin dans l'absurde, Mélenchon est le meneur de jeu d'un «lobby» !
    Alors que les acteurs de toutes ces luttes sont les mêmes. Et s'organisent avec les moyens du bord, c'est à dire : pas grand chose ! Si ce n'est la détermination militante, dans l'optique d'une vie à dimension humaine, avec le soucis de transmettre un patrimoine salubre aux générations futures.

    La logique voudrai que je réponde point par point à ton billet. Mais d'entrée, ça me gave ! tant il est remplis des mensonges avérés proférés par ces multinationales, dont les pseudo-tests présentés à l'examen des différentes commissions sont truffés de non-sens, d'aberrations, et de silences éloquents !
    Et puis, les OGM ne représentant pas MA lutte prioritaire, ça me demanderai un travail de recherche bien trop important au regard du temps dont je dispose.

    En tout premier lieu, il est nécessaire d'aborder l'éthique. Et tant que les questions posées n'auront pas de réponse, le doute conservera TOUTE sa légitimité. La réponse des consommateurs (leur refus d'être des cobayes) est la seule réponse possible, malgré qu'elle soit bafouée par les différentes autorités censées nous protéger, mais qui obéissent aux injonctions d'impératifs financiers qui les dépassent (mondialisation, OMC).

    Il n'y a pas d'amalgame entre les différentes agricultures. Il y a (essentiellement) 3 principes agricoles qui s'opposent.
    — L'agriculture dite traditionnelle, héritière de l'histoire, martyrisée par les excès du tout chimique depuis la fin de cette dernière guerre (45). Qui s'ouvre à un principe antinomique :
    — L'agriculture intensive, qui voit la multiplication des intrants, l'apparition de semences non-reproductible (hybride, F1,…), et désormais la tentative d'imposition des OGM (que de nombreux agriculteurs refusent)
    — L'agriculture dite biologique, qui tire son histoire d'une agriculture passée, avant l'introduction de tous les poisons qui éliminent un large spectre de la vie microbienne ou animale (lombric,…), remettant en avant des variétés végétales résistantes à divers parasites, aux qualités gustatives avérées, aux pratiques culturales respectueuses de l'environnement (pas d'azote entrainé dans les nappes phréatiques, pas de terres damées par le poids des engins, utilisation sur place des composts,…)

    Différentes campagnes OGM à plusieurs endroits sur la planète s'inscrivent en faut sur tous les points qui seraient autant d'avantages mis en avant quant au soit-disant bénéfices des OGM.
    En Indes, au Mexique, en Chine, dans de nombreux pays d'Afrique, il a été constater la multiplication NECESSAIRE de traitements phytosanitaires, de destruction du patrimoine génétique traditionnel, une baisse considérable de la production,… en cause de semences OGM imposées aux agriculteurs par leur gouvernement respectif… (pas le temps, hélas, de trouver les liens qui corroborent mes affirmations, mais —> suicides des agriculteurs en Indes, maladies inconnues au Mexique,…)

    Les améliorations variétales acquissent au cours des siècles (de l'épeautre à notre blé contemporain, par exemple) sont devenues stables et durables dans le temps. Et ne pourraient disparaître aussi rapidement que ne le prédisent les jeanfoutre à la solde des labo. Pour la simple et bonne raison que cette sélection a priorisé la culture de souche résistante à tel ou tel parasite, ou donnant des épis plus fournis, ou des grains plus gros,… procédant ainsi à l'élimination du non désirable, et parallèlement à la multiplication d'un produit en «progrès» au regard d'impératif de production (travailler moins pour produire plus).
    Ceci étant, il est évident que l'arrêt total de toutes formes d'agricultures verrait la disparition progressive (sur plusieurs siècles) des acquis, de même qu'un humain auquel on retirerai l'apport civilisationel.

    Il est faut de dire que les OGM ne sont pas toxiques pour les insectes. Des souches OGM auxquels il a été inoculé une molécule insecticide (bt) s'avèrent infiniment plus toxique, par le simple exsuda se mêlant à la rosée du matin, provoquant ainsi la mort de million d'insectes, et notamment d'abeilles.

    La déforestation au Brésil, est pratiquée pour la culture d'OGM, en direction d'une production d'agro-carburant.

    Toutes les expérimentations menées sur les animaux sont tellement confidentielles que PERSONNE n'est réellement au fait quant à un résultat tangible, et surtout, PERSONNE n'en peut contrôler l'innocuité sur le vivant à long terme.

    En fait, au sujet des OGM, l'inconnu qui se manifeste en tout premier lieu, c'est que nous ne savons pas ce que cela pourra engendrer sur le long terme. D'entrée, nous sommes obligé d'éliminer TOUT l'argumentaire en provenance de monsanto, syngeta, limagrain,… qui, eux, ont les moyens de constituer un REEL «groupe de pression» (je déteste introduire une langue étrangère dans mes propos, surtout celle-là) pour pouvoir nous submerger sous des monceaux de produits dont PERSONNE ne peut HONNETEMENT nous affirmer qu'ils sont sans danger.

    Tous les ans, de nouvelles variétés viennent gonfler l'éventail de productions possibles. Que ce soit en agriculture ou dans le «jardinage» (appelé aussi agriculture vivrière). Mais très peu résistent au temps. L'apport variétal reste à peu près stable d'une année sur l'autre pour la simple raison que de nombreuses variétés sont ignorées, voire boudées par les producteurs. Et depuis quelques années, nous assistons à un retour en force de variétés dites anciennes (traditionnelles), parce que celles-ci sont reproductibles (fi des variétés hybrides, ou F1,…), et que leur qualités (résistance aux moisissures, aux parasites, aux intempéries,… mais aussi gustatives,…) sont des atouts dont ne peuvent pas se parer les obtention OGM.
    —> Anecdote : ma mère (fille d'agriculteur) me disait que la «bintje» était une patate à cochon. Récemment, dans une publication féminine, je lisais que cette fameuse «bintje» était la pomme-de-terre qui possédait le plus de qualité ... gustative sur toutes les variétés proposées à la vente dans les super marché, mais qu'elle était de plus en plus difficile à trouver.
    Il y a d'autres variété «anciennes» qui dépassent largement la «bintje», mais elles sont des productions marginales ou confidentielles. J'aurai plus de surface de jardin, je cultiverai certainement de la «bleue d'Artois», ou «corne de gatte», ou encore de la «belle de fontenay», variétés INTROUVABLES sur les étales de nos primeurs ou 4saisons.
    —>un double mensonge proféré par ces immondes labo : OGM solution contre la faim dans le monde
    - La faim dans le monde n'est pas du à un manque de production, mais à un déficit de répartition.
    - Un OGM est un clone d'un produit existant dans lequel il a été introduit un élément cencer lui donner une qualité supplémentaire.
    Sachant que pour obtenir ce nouveau produit, le temps nécessaire varie de 3 à 5 ans, lorsque ce nouvel OGM pourra être mis en culture, les obtentions traditionnelles auront continué à progresser, et ce nouvel OGM aura un rendement moindre que les nouvelles variétés obtenues «traditionnellement», devenant DE FAIT obsolètes.
    Comme je te l'ai dit plus haut, je n'ai pas le temps suffisant pour fournir les liens qui corroborent mes affirmations, mais je ne manquerai pas de revenir sur ce sujet, lorsque j'en rencontrerai qui ira dans ce sens.
    Je ne te fournirai pas de lien vers des sites anti-OGM, en premier lieu parce que je n'en ai pas. Et puis, comme je te l'ai dit plus haut : ce n'ai pas ma lutte prioritaire.
  • MAC: Ne t'inquiète pas, j'ai un regard très critique sur ce que j'apprends. Ce que j'étudie c'est de la biologie donc de la recherche fondamentale. Ces recherches ne sont pas tenues par les lobbies pro-OGM. Je suis tout à fait d'accord avec ce q...ue tu as écrit plus tôt, à part quelques passages sans grandes importances. 
    Je trouve aussi que la disparition des variétés adaptatées à des terroires est une tragédie. Cela n'est dû qu'à l'arrivée de la monoculture intensive. Je ne suis pas pro-OGM dans le sens où je ne cautionne en rien la politique d'amélioration des plantes entreprises par les multinationnales car elles s'inscrivent dans une agriculture intensive nocive pour l'environnement. La présence d'une seule variété est une aberration tant d'un point de vue biologique que culturelle. Je pense simplement qu'il ne faut pas non plus rejeter en bloc les OGM. Ils pourraient nous aider à augmenter le nombre de variétés et nous apporter une aide précieuse dans la culture voire même améliorer les qualités nutritionnelles ou organoleptiques. Donc je l'ai déjà dit la question est de savoir quels OGM pour quelle agriculture. Tous les OGM ne sont pas bons. 
    Tu as pu citer les OGM bt dont la nocivité présentée est très discutable. J'en témoigne pour avoir lu les articles à ce propos. Mais admettons que c'est toxique, il suffit de les refuser tout simplement. toi même tu dis que l'éthique est important et tu as raison. C'est pourquoi il faut une une commision d'éthique pour rejeter ou non l'emploi d'OGM. Ces commissions existent déjà, il faut les améliorer et les débarasser de la pression des lobbies. Tout n'est pas parfait. Nous pouvons vivre sans OGM. Mais pourquoi sans priver. Nous devons juste être prudent.
    Pour note si j'ai dit que j'étais en Master, ce n'était pas pour me venter ni rien. C'est juste pour éviter d'être pris pour je ne sais quoi. Avant j'étais contre la culture d'OGM de façon catégorique. Maintenant que je suis renseigné plus ...précisément sur ce qu'il en retourne réellement, je nuance mon propos. Pour note en Master on nous apprend à penser, critiquer etc. On ne subit pas les cours loin de là… et heureusement car je n'aurais pas supporté…
  • Nestor: En tout premier lieu, je me dois de préciser que je n'entretiens aucune animosité contre le cursus que tu empreintes. Là n'est pas le problème.
    Mais par contre, bien placé pour le savoir, je sais que les informations, dans tous les secteu...rs d'études, sont très filtrées, canalisées, et qu'il est rarement mis à disposition la contre information. La plupart du temps, c'est à l'élève (ou l'apprenti) à se démerder pour trouver. Et tu sais combien notre système éducatif n'est pas conçut pour encourager l'esprit critique.
    Aussi, ne prend surtout pas mes réponses comme des attaques personnelles, mais comme la contribution à un débat qui n'a pas eu lieu, et ne peut pas avoir lieu avec ces multinationales qui courent après une rentabilité à court terme, et n'ont strictement rien à foutre du confort de l'utilisateur.
    J'en veux pour exemple l'introduction de toute la panoplie des additifs alimentaires (dont certains sont extrêmement toxiques), et que les associations de consommateurs combattent avec une vigoureuse énergie.

    Généralement, un produit est mis au point, et commercialisé, sans à aucun moment se poser la question de la possible dangerosité de ses constituants. Et c'est aux consommateurs de prouver les «désagréments» qu'occasionnent telle ou telle partie de ce nouveau produit —> regarde (par exemple) l'histoire du siège automobile pour enfant.
  • MAC: Les multinationales représentent un mal à combattre, ça c'est sûr ! Les OGM qu'ils fabriquent sont mauvais, ça c'est sûr aussi ! Je m'en vais visiter un peu tous les liens que tu m'as mis. Je suis aussi d'accord avec toi. Il faut étudier l'...impact des OGM mais pas seulement. Hélas de trop nombreuses espèces végétales ou animales sont introduites en France et ailleurs sans même que l'on ne connaisse leurs effets sur l'environnement. Or là ce n'est pas un gène mais une espèce entière avec sa panoplie de gènes qui sont introduits sans que l'on n'en connaissent véritablement l'impact. C'est hors sujet bien sûr mais l'on oublie bien souvent que l'on est de la plus "stricte rigueur" envers les OGM alors même que l'on fait n'importe quoi avec des espèces ou variétés non OGM sans que cela n'alerte personne.
    Concrètement on croise des tomates comestibles avec des tomates sauvages d'Amérique qui sont toxiques afin de donner un seul gène de résistance à une maladie à la variété de tomate comestible. Potentiellement, les méthodes de sélections traditionnelles ne nous garantissent pas la totale non-toxicité de variétés obtenues ainsi. Cela n'interpelle bien sûr personne. Par contre si l'on prenait le gène de résistance de la tomate sauvage et qu'on l'insérerait dans la variété comestible non seulement on garantirait la conservation des qualités de la variété initiale mais en plus on serait sûr qu'elle est non-toxique. Malheureusement, cela serait un OGM. Donc on ne l'autoriserait quand bien même cette méthode est plus rapide moins coûteuse et plus sûr pour le consommateur. Le cas que j'invoque montre à quel point on est face des attitudes parfois paradoxales. Pourquoi refuserait-on ces OGM alors que l'on accepte des procédés "naturels" qui ne garantissent en rien la non-dangerosité du produit ?
  • NESTOR: Ta remarque ne me semble pas du tout hors sujet. En effet, un certain nombre de plantes (essentiellement ornementales) sont extraites de leur milieux pour venir décorer nos jardins. Mais généralement, sans trop d'interaction sur ...le milieu.
    Certaines, privées de prédateur naturel deviennent envahissantes (buddleia, gynerium,…).
    En Suisse, le buddleia est interdit à la culture, et fait l'objet de campagne d'arrachage dans les friches et les forets.
    Mais il y a aussi des introductions involontaires, telle le phytolacca americana (raisin d'amérique) qui pose d'énormes problèmes (toxicité envers les herbivores), notamment en foret de fontainebleau où se pratiquent des journées d' arrachages, sous l'autorité de l'O.N.F..
    Je ne connais pas la problématique que tu évoques au sujet des tomates.
    Mais nos capacités d'analyse en laboratoire ne nous permettent elles pas de déterminer si, au bout du compte, une obtention par croisement s'avère toxique ou... non ?
    Parce que de tous temps, l'avancée des recherches s'est faite de manière empirique et aléatoire. Et à ce jour, n'a pas rencontré de problème. Le curé et sa recherche sur les haricots est même une référence dans le domaine.
    «…quand bien même cette méthode est plus rapide moins coûteuse et plus sûr…»
    C'est à cet endroit que je constate que je suis de la vieille école. En effet, tu sais comme moi, que chaque année, arrivent sur le marché toute une flopée de nouvelles variétés. 5 ans plus tard, il n'en reste plus qu'une ou 2. Toutes les recherches qui ont abouti à ce que la nouvelle variété finisse par disparaître auront-elles été vaines ? Par ailleurs, s'il s'agit de produire des monstruosités du type «golden», «garni smith» ou «starking» qui satisfont essentiellement les obtenteurs, ainsi que les filières qui aboutissent au détaillant, mais si peu les consommateurs ?
    Je suis de plus en plus persuadé qu'il nous faudrait fonder des «écoles du gout», dans lesquelles nous pourrions à loisir déguster de vieilles variétés ayant toutes les qualités nécessaires pour figurer gaillardement sur nos tables.
    Ogm-Attention-Danger.jpg
    Discussion et analyse citoyenne entre MAC et NESTOR sur Facebook à partir d'une pétition sur les OGM.
    Et oui, il y a de tout sur FB !!! Vive la liberté d'expression, vive la rencontre et le partage !!!            
    Un grand bravo et merci pour cette analyse très intéressante. 
    ENSEMBLE ...

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